Nouvelle activité à l’ANP : le water-polo ! Rendez-vous le lundi 21 septembre de 20h à 23h à la piscine Roger Le Gall, puis tous les troisièmes lundis du mois. Tous les niveaux sont admis : l’objectif est de s’amuser, de découvrir un sport aquatique en équipe et de passer un bon moment dans l’eau.
Auteur/autrice : admin
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Reprise des activités
Les activités reprennent dès le samedi 5 septembre à la Piscine Georges Rigal, et dès le lundi 7 septembre à la Piscine Roger Le Gall.
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Laurent : « Meet a naturist », l’interview immersive à Roger Le Gall
Certaines personnes naissent tout simplement naturistes.
Laurent Luft — Association des Naturistes de ParisEn 2019, le média Targo a filmé à la piscine Roger Le Gall une interview immersive en 3D (VR 180, en anglais) de Laurent Luft, membre de l’ANP : « One-on-one: meet a naturist ».
Transcription en français
Laurent Luft : « Je m’appelle Laurent Luft. Nous avons plus d’une centaine de personnes qui viennent… qui viennent nager totalement nues, en toute liberté, et c’est pour cela que nous sommes là. »
Quand / Comment êtes-vous devenu naturiste ?
« Je suis naturiste depuis mon plus jeune âge, j’étais donc… j’étais toujours le premier à me déshabiller et le dernier à me rhabiller. Quand j’avais, disons, environ 13 ans, j’allais à la plage tout seul, puis plus tard avec des amis à l’adolescence. Et puis, finalement, au début de la vingtaine, j’ai découvert les centres naturistes. C’est difficile d’identifier précisément le jour où je suis devenu naturiste, parce que je pense que je l’ai toujours… Eh bien, je pense que certaines personnes naissent tout simplement naturistes. »
Pourquoi pratiquer le naturisme / avoir ce besoin de nudité ?
« Tout le monde naît nu, mais tout le monde ne naît pas naturiste. Certaines personnes ont besoin d’être nues. C’est… c’est une façon de… d’évacuer toutes les pressions du monde. Et simplement en enlevant ses vêtements, on… on oublie tout le stress ou tout ce qui est… tout ce qui est lourd et qui pèse sur vous. Certaines personnes se tournent vers l’alcool, et moi, je me suis simplement tourné vers la nudité. »
Comment réagissent les gens quand vous leur en parlez ?
« Chaque fois que je devais faire une sorte de « coming out » et en parler à quelqu’un, il y a… il y a toujours un élément, un certain regard surpris sur leur visage, mais au bout de quelques secondes, c’est du genre : « Ah, d’accord. » »
Quels sont les bienfaits du naturisme par rapport au corps et à l’image de soi ?
« L’un des avantages du naturisme, c’est que l’on apprend à se respecter davantage que… que probablement dans le monde textile. Quelqu’un qui a le sentiment d’être en surpoids et qui porte toujours des vêtements pour le cacher… quand on est nu, on ne peut pas cacher le fait d’être en surpoids, mais on apprend véritablement à vivre avec les rondeurs de son corps ; ou quelqu’un qui est trop poilu, ou une femme qui a des complexes avec la taille de sa poitrine, ou un homme qui a des complexes avec la taille de son sexe : on ne peut pas le dissimuler, et on apprend à s’accepter tel que l’on est, et cela donne en réalité plus de confiance en soi. Nous ne revendiquons pas la possibilité d’être nus n’importe où dans l’espace public, mais nous aimerions que le public accepte que le naturisme est une pratique tout à fait normale. »
Transcript in English (original audio)
Laurent Luft: « My name’s Laurent Luft. We have over a hundred people who come to… who come to swim totally naked, totally free, and that’s why we’re here. »
When / How did you become a naturist?
« I’ve been a naturist since I was young, so I… I was always the first one to get naked and the last one to get dressed. When I was, um, around 13, I guess, I… I would go to the beach by myself, and then later on with friends as a… as an older teenager. And, uh, then eventually in my… in my early twenties, I discovered naturist resorts. It’s hard to pinpoint a day that I became naturist, because I think I always… Well, I think that some people are just born a… a naturist. »
Why do people choose to be naked / practice naturism?
« Everyone is born naked, but not everyone is born naturist. Some people need to be naked. It’s… it’s a way of, uh, of shedding, uh, all the pressures of… of the world. And, uh, just by taking off your clothes, you… you… you forget all about any stress or anything… anything heavy that’s… that, um, that weighs on you. Some people turn to alcohol, and, uh, I just turned to being naked. »
How do people react when you tell them?
« Every time I would have to sort of come out and tell someone about it, there… there is always a sort of, uh, element, a certain surprised look on their face, but, um, after a couple of seconds, it’s like, ‘Oh, okay.’ »
What are the benefits / What does naturism teach you about body image?
« One of the advantages of being a naturist is that, um, you learn to respect yourself more than, uh, than probably we do in the… in the textile world. Someone who might feel that they’re, um, they’re overweight and they always wear clothes to hide that, when you’re naked you can’t… you can’t hide the fact that you’re overweight, but you do actually learn to… to live with your… with the… the roundness of your body, or someone who’s too hairy, or… or… or you know, a woman who’s… who’s got problems with her breast size or a… a man who has problems with penis size or anything like that, um, you can’t hide it, and you do learn to accept yourself for it, and… and it actually gives you more confidence. We’re not, uh, demanding the ability to be… to be naked anywhere in public, but, um, we… we would like the public to accept that naturism is, uh, a normal practice. »
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Dorian
Une grande famille, tout simplement. Bienveillante.
Dorian, 37 ans — membre depuis 4 ansTranscription de l’entretien — 2026
Dorian : Bonjour, je m’appelle Dorian, j’ai 37 ans. Ça fait au moins 4 ans que je suis à l’ANP, je pense. Et ce que j’aime bien dans cet endroit-là, c’est que les gens sont bienveillants, ils ont toujours le sourire. C’est un peu comme une grande famille pour moi, ce que j’apprécie beaucoup. Et puis il y a beaucoup d’activités aussi, d’activités sportives. Je fais beaucoup de palmes, de piscine, la natation… enfin je nage beaucoup, j’aime beaucoup nager, voilà.
Olivier : Et au-delà de la natation, qu’est-ce que tu as fait d’autre comme activités ?
Dorian : J’ai fait du Pilates, du yoga. Ensuite, j’ai fait aussi du théâtre. Et aussi, j’ai fait des visites de musées, ensuite les repas associatifs — le repas de Noël par exemple, très bien —, aussi il y a les pots qui sont très bien aussi. Parler aux gens… surtout quand on nage, souvent on n’a pas le temps de parler, malheureusement ! (rires) Voilà.
Olivier : Et si tu avais quelques mots tout simples pour décrire l’ANP, ce seraient lesquels ?
Dorian : Une grande famille, tout simplement. Bienveillante. Voilà.
Olivier : Merci beaucoup.
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Michel
Il y a dans le naturisme une notion de partage que j’éprouve depuis 60 ans.
Michel — plus de 60 ans de naturisme
Transcription de l’entretien — juin 2026
Olivier : Ça marche. Bonjour !
Michel : Bonjour. Je m’appelle Michel. Je pratique le naturisme depuis plus de 60 ans aujourd’hui, en trois périodes.
La première période, c’était presque quelque chose comme le… le jardin d’Éden. C’est-à-dire la quête de la nature, la nature est là qui t’invite et qui t’aime. Et je cherchais. J’y suis allé par des… par des biais qui sont peut-être trop longs à expliquer maintenant, qu’un jour j’écrirai probablement. Et ça a duré 20 ans. J’étais quasiment seul jusqu’à un moment où, au bout d’une dizaine d’années, j’ai trouvé une ou deux amies qui m’ont accompagné dans ce chemin qui était un chemin de voyage.
Et puis est venue, pendant une trentaine d’années, une période de trentenaire — c’est ça — de sédentarité. Et là, j’étais plutôt dans le… plus dans le jardin d’Éden, mais dans le… dans le Cantique des Cantiques, c’est-à-dire dans une période de contemplation, mais en même temps où j’ai élevé mes enfants. Puisque j’ai eu deux fois deux enfants, et mes deux fois deux enfants, avec des épouses différentes, ont connu pendant une… plus de 15 ans en tout cas, différents lieux naturistes en France.
En particulier le Cap d’Agde où j’ai été résident pendant 15 ans avec des appartements. Et aussi, là je voudrais porter un témoignage, puisque ici on est dans un lieu qui correspond à ma troisième partie de vie : le Cap d’Agde n’est pas un lieu libertin comme on veut bien dire. Il y a peut-être 5 % de libertins et 95 % de gens qui recherchent un lien avec la nature. Je pourrais l’expliquer longuement, avec beaucoup d’expérience, et je connais bien tous les aspects de cette question-là.
La troisième partie de ma vie, depuis une quinzaine d’années à peu près, je la qualifierais sous le nom du désir. C’est-à-dire que j’ai quitté le Cap d’Agde il y a une douzaine d’années, pour des tas de raisons de vie personnelle et professionnelle, et en venant à l’ANP maintenant il y a plus ou moins 12-15 ans, j’ai trouvé effectivement cet accueil, cette tolérance que j’avais déjà observée avant, cette bienveillance.
Et pour terminer sur un simple mot qui date d’aujourd’hui : tout à l’heure, quand j’étais à l’arrêt du bus pour venir à cette assemblée générale, j’ai vu un monsieur que je ne connaissais pas, et il parlait avec un autre, qui nous a fait tout à l’heure la visite, que je ne connaissais pas non plus. Et ce monsieur, qui s’appelle Bertrand, a dit sans qu’il s’adresse à moi : « Moi ce que j’aime, c’est le partage ».
Et effectivement, il y a dans le naturisme une notion de partage que j’éprouve depuis 60 ans.
Olivier : Merci beaucoup !
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Foire aux questions du naturisme
La Fédération Française de Naturisme tient une foire aux questions destinée à celles et ceux qui découvrent le naturisme — ou qui aimeraient bien essayer. Nous en reprenons ici les questions, avec nos réponses et, quand c’est utile, ce que cela implique concrètement à l’ANP.
Comprendre le naturisme
Le naturisme, c’est quoi ?
C’est une manière de vivre en harmonie avec la nature, caractérisée par la pratique de la nudité en commun, qui favorise le respect de soi-même, des autres et de l’environnement. C’est la définition retenue par la Fédération Française de Naturisme, et celle qui fonde notre charte.
Quelle est la différence entre nudisme et naturisme ?
Nous sommes tous nudistes… sous la douche. Être naturiste, c’est pratiquer cette nudité en société — ce qui engage le respect de soi, des autres et de la nature. Le naturisme, c’est le nudisme plus un état d’esprit collectif.
Que va m’apporter le naturisme, à part me promener sans vêtements ?
La nudité n’est qu’une étape : elle retire les barrières entre le corps et son environnement. Ce qui reste, c’est une tolérance réelle envers l’autre — mince, rond, grand, petit, jeune, âgé, cheveux longs ou crâne rasé — sans étiquette sociale. Tout le monde est logé à la même enseigne, et c’est précisément ce qui rend les rencontres différentes.
Vous vous enfermez dans des camps… ça ne fait pas un peu secte ?
Le mot « camp » appartient à une autre époque : on parle aujourd’hui de villages et de centres de vacances, avec les mêmes standards de qualité et de sécurité que le reste du tourisme. Et l’ANP, elle, n’est pas un lieu fermé : c’est une association parisienne qui loue des créneaux dans deux piscines municipales.
Pourquoi les naturistes mettent-ils parfois un tee-shirt mais rien en bas ?
Parce que le corps prend froid d’abord aux épaules et au haut du corps. Les naturistes ne couvrent donc que ce qui a froid. Vu de l’extérieur c’est étrange ; en pratique c’est parfaitement logique.
Pourquoi prendre une licence pour faire du naturisme ?
C’est un acte militant. Plus les licenciés sont nombreux, plus la Fédération pèse auprès des pouvoirs publics et des collectivités pour créer et préserver les plages naturistes, les créneaux piscine et les espaces dédiés. La licence finance aussi la communication de la Fédération auprès des médias, et elle est indispensable pour participer aux événements fédéraux — ChampionNAT’, tournois de beach-volley, rencontres internationales.
À l’ANP, la licence FFN reste facultative : voir le détail sur la page Infos pratiques.
Le regard des autres, et le sien
Je n’ose pas montrer mon corps : je n’ai plus 20 ans, j’ai de la cellulite, des vergetures…
Le temps passe et laisse ses traces à tout le monde : vieillir est une chose naturelle. Les corps que l’on voit dans les magazines n’existent pas dans la vraie vie — et surtout pas dans un vestiaire de piscine. C’est d’ailleurs le premier étonnement de la plupart des nouveaux venus : la diversité des corps est telle qu’on cesse très vite de s’observer.
Je suis en situation de handicap, ou j’ai des séquelles de maladie. Serai-je accepté·e ?
Bien sûr — et même : venez en priorité. Personne ne fixera vos cicatrices, personne ne vous fera de remarque. L’acceptation du corps est le socle du naturisme, et le respect n’est pas une politesse mais une règle.
Je suis complexé par la taille de mon sexe. Les autres hommes vont-ils se moquer ?
Non. Franchement, les gens ont autre chose à faire que de regarder le sexe des autres. C’est une inquiétude très répandue avant la première fois, et qui disparaît en général dans les dix premières minutes.
J’ai peur d’avoir une érection. Que faire si ça arrive ?
Il n’y a rien de moins érotique qu’une piscine naturiste un soir de semaine. Cette crainte vient de ce qu’on associe encore la nudité à une charge érotique — association qui tombe très vite sur place. Et si l’incident survenait, une serviette ou un paréo suffisent. Ce qui ne serait pas accepté, c’est de le laisser ostensiblement à la vue.
Que faire si je croise une connaissance ?
Lui dire bonjour. Si elle est là, c’est qu’elle partage la même pratique que vous : cela fait un point commun de plus, et une bonne anecdote pour la prochaine fois que vous la croiserez habillée.
Mon ou ma partenaire ne veut pas en entendre parler. Comment le ou la convaincre ?
C’est la question des forums naturistes. Ni insistance ni pression : la seule voie est le dialogue. Commencez par comprendre le refus — peur du jugement, pudeur, rapport difficile au corps, mauvais souvenir. Les associations organisent des occasions d’essayer en douceur : à l’ANP, l’apéro découverte et la première visite sont faits pour cela, et personne ne juge un rythme de progression.
Questions pratiques
Ai-je le droit de photographier les gens ?
Clairement non, sauf accord explicite des personnes concernées. Les prises de vue se limitent au cercle familial et amical, en veillant à ne personne capter à l’arrière-plan. Beaucoup d’associations et de centres interdisent purement et simplement la photo à la piscine ou à la plage — c’est le cas sur nos créneaux, et la charte comme le règlement intérieur le rappellent.
N’est-il pas dangereux d’exposer ses parties génitales au soleil ?
Pas plus que n’importe quelle autre partie du corps. Un peu de crème solaire — parfois beaucoup, les premières fois — et le problème est réglé.
Dois-je m’épiler ou me raser ?
Comme vous voulez. Il n’existe aucune règle en la matière.
J’ai un tatouage, un piercing.
Les tatouages ne posent plus de question : les naturistes suivent la mode comme tout le monde. Le piercing génital, en revanche, attire l’œil sur une partie de l’anatomie — exactement ce que le cadre naturiste cherche à éviter. Il vaut mieux s’en abstenir, et il est d’ailleurs proscrit par le règlement intérieur de nombreuses associations et centres.
Comment font les femmes pendant leurs règles ?
Comme beaucoup de femmes : tampon ou coupe menstruelle, éventuellement avec le cordon raccourci ou replié. Celles qui préfèrent les serviettes portent un bas de maillot, souvent recouvert d’un paréo, le temps de leurs règles. Personne n’y prête attention.
Puis-je chercher à séduire quelqu’un qui me plaît ?
La séduction fait partie des rapports humains, et les naturistes n’y échappent pas. Mais elle s’exerce ici avec le même respect mutuel que partout ailleurs — et sans profiter de la nudité de l’autre. Ni lourdeur ni insistance : le regard appuyé et l’approche non souhaitée sont des motifs d’exclusion à l’ANP.
Questions issues de la foire aux questions de la Fédération Française de Naturisme. Une question qui ne figure pas ici ? Écrivez-nous.
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Hugo, 18 ans : « Il faut découvrir pour savoir si on aime »
Je lui dirais de se moquer du regard des autres. Il faut découvrir pour se rendre compte si on aime ou pas. Il n’y a pas de honte !
Hugo, 18 ans — tournoi de beach-volley naturiste 2026
Lors du tournoi de beach-volley naturiste organisé par la FFN le 18 avril 2026, nous avons rencontré Hugo, 18 ans, venu de Belgique.
Comment t’appelles-tu et quel âge as-tu ?
Je m’appelle Hugo et j’ai 18 ans.
D’où viens-tu ?
Je viens de Belgique, plus précisément d’Ath, entre Lille et Bruxelles.
Depuis quand fais-tu du naturisme ?
J’ai toujours fait dans mon coin avec des potes, mais sérieusement depuis cette année.
Tu as commencé à quel âge et comment cela s’est-il passé ?
Je dirais depuis tout petit, car dans ma famille on n’a jamais eu de pudeur. En vacances, dans des rivières quand il n’y avait personne, ou en camping naturiste de passage pour voir des amis. Donc assez jeune, aux alentours de 10-11 ans, et puis j’ai continué moi-même en vacances avec des potes !
Quel est ton endroit préféré et pourquoi ?
Le meilleur que j’ai eu, c’était en Croatie. Une plage de sable fin où l’eau était super bonne, pas trop salée. La plage était vraiment magnifique et notre spot incroyable !
Pratiques-tu uniquement le naturisme en vacances ?
Non, pas forcément ! Quand je suis chez moi et qu’il n’y a personne, je ne mets pas d’habits, je suis toujours nu ! C’est beaucoup plus agréable ! Je dors nu, je n’ai aucun mal à être nu avec mes amis, il n’y a aucune gêne.
Que dirais-tu à un jeune qui hésite à en faire ?
Je lui dirais de se moquer du regard des autres. La plupart des gens qui ont une crainte, c’est parce qu’ils ne connaissent pas, et il faut découvrir pour se rendre compte si on aime ou pas. Il n’y a pas de honte ! On peut aimer comme ne pas aimer, et c’est OK !

Comment as-tu convaincu tes potes ?
Je pense que le meilleur moyen pour motiver ses amis, c’est de dissocier le nudisme, le naturisme et le libertinage, qui n’ont rien à voir !
Quelle est pour toi la différence entre naturisme et nudisme, et comment te considères-tu ?
Pour moi, la différence se fait sur la motivation. Le naturiste le fait pour se rapprocher de la nature, se détacher des codes sociaux. Le nudiste n’a pas cette approche et veut seulement se mettre nu dans diverses activités. Moi, je me considère comme naturiste.
Pourquoi as-tu voulu participer à ce tournoi de beach-volley naturiste ?
Je suis venu avec mon père et ma mère spirituels, ils m’ont invité et j’ai accepté car j’adore le volley, et ça me permettait de décompresser avant les examens ! Un moment détente quoi !

Penses-tu pouvoir gagner ?
Alooorsss, on n’avait pas une équipe qui permettait la gagne, mais on s’est donné et on s’est amusé !
Rejoins la section jeune de l’ANP par mail à anp-jeunes@naturistes-paris.fr pour être ajouté·e au groupe ! Retrouve l’interview filmée sur le site de la FFN et de la commission jeunesse — @com_jeune_ffn sur Instagram.
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Léo, 23 ans, référent jeunesse : « Le naturisme m’a aidé à m’accepter »
La bienveillance des naturistes, le non-jugement des corps et la désexualisation de la nudité. Le sentiment de confort et de liberté est magique !
Léo, 23 ans — référent jeunesse de l’ANP
Notre objectif ? Un groupe de jeunes naturistes géré par des jeunes naturistes (15-26 ans inclus) ! Interview de notre référent jeunesse : Léo.
Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Bonjour à tous les futurs lecteurs ! Je m’appelle Léo, j’ai 23 ans et je suis étudiant à Paris. Je suis actuellement le représentant jeunesse de l’Association des Naturistes de Paris (ANP), mais également membre de la commission jeunesse de la Fédération Française de Naturisme (FFN).
Comment as-tu découvert le naturisme ?
Un peu par hasard. Je ne suis pas issu d’une famille naturiste. J’ai commencé à m’y intéresser dès le début de mon adolescence, en dormant nu et en restant nu dès que mes parents n’étaient pas là. J’ai très vite compris que je me sentais plus à l’aise ainsi, et par de nombreuses recherches j’ai découvert la philosophie du naturisme !
Comment as-tu débuté ?
Avant, il existait un forum pour les jeunes naturistes, l’AJNF (Association des Jeunes Naturistes de France). J’y avais posté un message pour rencontrer des gens de mon âge et de ma région. Au fil des échanges, j’ai commencé à proposer des sorties — cafés naturistes, sorties à l’espace naturiste de Vincennes ou à Héliomonde — avec d’autres jeunes.
Quel est ton rapport avec le naturisme actuellement ?
Maintenant, je suis ouvertement naturiste avec mes amis proches et j’en ai parlé à mes parents. J’essaie de faire un séjour en camping naturiste tous les étés (Héliomonde, Euronat) et, durant l’année, de participer à des événements naturistes à Paris : séances de piscine avec l’ANP, spa naturiste, etc.
Qu’aimes-tu dans le naturisme ?
Avant tout la bienveillance des naturistes, le non-jugement des corps et la désexualisation de la nudité. Le sentiment de confort et de liberté est magique ! Si tu n’as jamais nagé nu de ta vie, une fois que tu testeras, tu ne pourras plus revenir en arrière ! J’étais assez complexé par mon corps, et le naturisme m’a aidé à m’accepter comme je suis.
Pourquoi t’es-tu lancé dans la commission jeunesse de la FFN et de l’ANP ?
L’AJNF n’existe plus : il n’y avait donc plus de moyen simple de trouver des jeunes naturistes à Paris. Quand on débute jeune, on a souvent peur d’être le seul jeune entouré de naturistes plus âgés. Une commission jeune, c’est une figure familière pour se rassurer avant de se lancer dans le grand bain !
Pourquoi avoir limité le groupe ANP Jeunes à 27 ans max ?
La section jeune ne divise pas les naturistes entre « jeunes » et « vieux » ! L’accès limité aux 15-27 ans permet d’accompagner au mieux les nouveaux naturistes qui préfèrent débuter avec des personnes de leur âge, et surtout de proposer des tarifs réduits pour que l’argent ne soit pas un frein. Lors des événements, l’échange intergénérationnel est vivement encouragé !
As-tu des conseils pour les jeunes qui souhaiteraient tester ?
Enlever d’abord la connotation sexuelle de la nudité que la société nous inculque. Tu peux commencer par dormir nu ou faire tes activités quotidiennes nu. Puis, quand tu te sens à l’aise, tester avec des gens intéressés comme toi. Et pas d’inquiétude pour les débuts : la communauté naturiste est super bienveillante — mais le naturisme n’est pas sexuel, donc si tu viens pour « t’exhiber », tu n’es pas au bon endroit !
Comment peut-on te contacter ?
Via l’adresse de la section jeune : anp-jeunes@naturistes-paris.fr. Si tu n’es pas en région parisienne, la commission jeunesse nationale de la FFN est joignable à commission.jeune@ffn-naturisme.com.
Si tu as entre 18 et 27 ans et que tu veux faire partie de l’aventure des jeunes naturistes en tant que représentant, envoie un mail à anp-jeunes@naturistes-paris.fr !
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Madame Naturiste : des femmes accompagnent les femmes
Accompagner, informer et inspirer les femmes qui souhaitent vivre le naturisme comme une expérience de confiance, d’équilibre et de sérénité.
Les ambassadrices « Madame Naturiste » — Fédération Française de NaturismeMadame Naturiste est l’espace de la Fédération Française de Naturisme dédié aux femmes : un collectif d’ambassadrices passionnées qui accompagnent d’autres femmes dans leur découverte du naturisme, avec une approche simple, respectueuse et humaine.
Les échanges avec les ambassadrices sont entièrement privés et confidentiels. Des rencontres et activités adaptées aux débutantes — découverte de clubs, sauna, hammam, sorties plage, randonnées naturistes — sont proposées pour se lancer en toute confiance.
Leurs témoignages en vidéo
Sophie, Élodie, Myriam et Cathie racontent leur parcours de femmes naturistes : voir les témoignages vidéo sur le site Madame Naturiste →
Pour poser vos questions ou contacter une ambassadrice proche de chez vous : madamenaturiste.ffn-naturisme.com · madamenaturiste@ffn-naturisme.com
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Le naturisme : une histoire et un mode de vie
La définition du naturisme fréquemment donnée émane du Congrès de la Fédération Internationale de Naturisme en 1974 : « Le naturisme est une manière de vivre en harmonie avec la nature, caractérisée par une pratique de la nudité en commun, qui a pour conséquence de favoriser le respect de soi-même, le respect des autres et celui de l’environnement. »
Un mode de vie
Le naturisme permet d’accepter la nudité, la sienne et celle des autres. C’est un cadeau que nous pouvons faire à notre corps et à notre esprit. Ils le méritent bien !
Le naturisme est l’ultime expression de la liberté et de l’égalité : nus, nous sommes tous plus égaux et libres dans notre corps. Les fractures et les exclusions du monde textile — classes sociales, défauts physiques… — sont estompées dans le monde naturiste.
La nudité en commun, depuis la nuit des temps
Le naturisme comme on le connaît aujourd’hui n’est vieux que d’un siècle. Cependant, la nudité en commun existe depuis la nuit des temps. Nos ancêtres lointains vivaient nus, se couvrant de peaux de bêtes uniquement quand la météo l’exigeait. Les premiers Jeux olympiques en Grèce étaient pratiqués nus, et le mot grec gymnos (nu) donna le mot gymnasium — le lieu où l’on s’entraîne nu. Les Romains construisirent des thermes dans toutes les villes de l’Empire, où la nudité intégrale était de mise. Cette nudité ne choquait personne : il suffit de contempler l’art ancien de l’Empire romain et du Moyen-Orient pour voir à quel point elle était banale.
L’arrivée dominante de la chrétienté à Rome annonça une nouvelle ère de pudeur. Les premiers crucifix montraient le Christ nu jusqu’au VIe siècle ; le baptême se pratiquait nu jusqu’au VIIIe siècle. Entre le IIe et le IVe siècle, les adamites pratiquaient en Afrique du Nord un naturisme « sacré », à l’image d’Adam et Ève avant la chute. En 1372, Jeanne Daubenton, membre des turlupins — une secte inspirée des adamites — fut brûlée vive en place de Grève à Paris.
Ailleurs dans le monde, les Japonais se baignent nus aux thermes depuis près de mille ans, dans une ambiance de détente où les générations se mélangent. Les Amérindiens, les insulaires du Pacifique et les Aborigènes d’Australie vivaient en harmonie avec la nature, portant peu ou rien selon la météo — jusqu’à l’arrivée de la pudeur occidentale, portée à son sommet par l’ère victorienne au XIXe siècle.
La naissance du naturisme moderne
Vers la fin du XIXe siècle commença une réaction contre le victorianisme. Le premier club naturiste fut créé en Inde en 1891, avec seulement trois membres. La philosophie naturiste naquit en Allemagne avec le FKK (Freikörperkultur) au début du XXe siècle et se répandit en France puis au Royaume-Uni. Le naturisme était associé à une vie saine : le soleil, l’air frais, le sport en plein air et, souvent, le végétarisme. Il gagna les États-Unis et le Canada dans les années 1930.
Les premiers clubs étaient des sociétés secrètes, derrière de grands murs : les membres n’en parlaient pas à l’extérieur et ne donnaient pas leur nom de famille dans les revues naturistes. En 1931, Gaston et André Durville ouvrirent Héliopolis, le plus ancien village naturiste d’Europe, sur l’île du Levant. Le CHM-Montalivet, premier vrai centre naturiste, ouvrit en 1950 au nord de Bordeaux, suivi en 1975 par Euronat, le plus grand centre naturiste d’Europe. La fin des années 1960 vit la construction du quartier naturiste du Cap d’Agde, qui attira des naturistes du monde entier.
Le naturisme libre
La culture hippie des années 1960 et 1970 contribua à une plus large acceptation du naturisme. Le nombre de plages naturistes augmenta, une nouvelle génération voulut vivre un naturisme sans barrières, ouvert à tous. Ainsi naquit le naturisme libre : on n’était plus obligé d’adhérer à une fédération pour se dire naturiste, chacun devint libre de vivre le naturisme à sa façon — toute l’année, à l’extérieur comme à l’intérieur, ou uniquement au soleil en été.
Ces dernières années, la nudité s’est aussi invitée dans les manifestations : la « World Naked Bike Ride » utilise la nudité pour souligner la fragilité des cyclistes face aux voitures et à la pollution. Même si ce genre d’événement n’est pas naturiste à la base, la joie des participants d’être nus et libres donne chaque fois envie à quelques spectateurs de tenter l’aventure.
Quel futur pour le naturisme ?
Aujourd’hui, le naturisme est ouvert à tout le monde et, dans le vrai esprit du mouvement, personne n’est jugé sur son apparence physique. Nus, nous nous présentons comme nous sommes. Sans cette barrière de tissu, nous n’avons plus rien à cacher, et nous sommes peut-être plus ouverts avec nos amis naturistes qu’avec nos amis « textiles ».
Les fédérations naturistes — qui œuvrent toujours pour nos libertés — encouragent aujourd’hui chacun à assumer son naturisme et à en parler à son entourage. C’est en découvrant qu’un ami, un collègue ou un proche pratique le naturisme qu’un « textile » se laissera tenter. Et souvent, en en parlant autour de soi, on découvre qu’on n’est pas seul ! Vive le naturisme !

